Relations avec ma belle-mère !
Par Valérie et Franck, Le 29/02/2008 à 16:21:33
15h15 : moi, le retour, amorphe, vidé, les yeux bouffis.
15h56 : J’ai cherché partout dans le congélo la trace d’une miette de glace au chocolat, mais nada. On dirait que toutes les boites ont toutes fuis cette nuit vers mon estomac.
16h05 : Ce midi comment j’ai géré ? Mal, très mal…
Comme y avait du monde, je pouvais pas crier, comme c’était un resto chicos, j’ai du faire un effort vestimentaire ! Mais pourquoi suis-je aussi bête !!! J’suis quand même venu en noir et blanc, pas de couleurs, pour pas montrer de gaieté. J’ai même troqué mes gros godillots ferrés contre de beaux souliers vernis noirs et luisants qu’on pouvait se voir dedans, comme Monsieur Propre. Jupe d’écolière à volants, ni trop longue, ni trop courte. En pied de nez à ma belle-mère, j’avais tout de même mis des bas-résille très fins, porte-jarretelle et tout le tralala. J’ai même pensé ne pas mettre de culotte, mais j’avais pas le cœur trop à rire en partant, en plus ça m’émoustille trop quand je fais ça, et là pas trop le moment.
Petit haut satin et gilet noir bien épais, fait pas chaud en ce moment. Le plus amusant, ce sont les petites têtes de morts brodées sur le col, mais c’est discret donc elle n’a pas fait ses gros yeux habituels lorsque j’arrive tout habillé bizarrement. Le pire c’est que Choudou adore trop mes tenues, c’est un peu pour cela qu’il a craqué sur moi ! Lui qui est si strict parfois pour son travail, je pense qu’il voit en moi ce qu’il pourrait être en se libérant un temps soit peu.
Rien que de penser à lui, je repense hier et les larmes coulent à nouveau.
16h15 : Oui, oui, ce midi, j’y reviens.
Ma belle-mère est le reflet de son fils mais en pire. Tirée à quatre épingles, le visage toujours critiqueur, elle n’a jamais trop apprécié qu’une fille débauche son fils, comme elle aime à le dire souvent. Il n’y a que cette « Isabelle », une des ex de Choudou, qui était la « mieux » dans toutes celles qu’il a connu.
Je lui ai fait un grand sourire en arrivant, elle l’a pris comme une façon de l’amadouer, trop conne la fille.
Le ton n’a jamais monté, j’ai su garder mon sang-froid, mais combien de fois j’aurais voulu lui jeter mon verre à la figure. J’ai pratiquement rien becté de mon assiette, j’ai eu aussi droit à une remontrance sur le sujet.
Tout cela jusqu’à ce qu’elle me demande qu’elles étaient nos projets futurs son fils et moi !
Là grand blanc, je ne m’attendais pas à cela. Est-ce qu’une crise de couple suffit à annuler des rêves de mariage ? Est-ce qu’une dispute met trois ans d’amour en l’air ? Est-ce qu’une assiette cassée brise le cœur d’un homme ?
Je l’ai regardé dans les yeux, et je lui ai dis :
« Isabelle (oui, je l’appelle par son nom et je la tutoie, elle n’aime pas mais je m’en fiche), j’aime Gaël de tout mon cœur, et il n’est pas question une seule seconde que je renonce à lui pour une dispute ! (Je m’étais rendu compte tout à coup que mon amour pour lui était plus fort que tout, même si je lui en voulais grandement de la veille, une gifle n’aurait pas donné mieux).
Elle me regarda sans rien dire, je ne savais pas du tout comment elle prenait ma réponse. Je continuais donc, autant vider son sac avec tout le monde, histoire de bien foutre la merdre.
« Vous ne m’aimez pas, je ne suis pas parfaite, je ne travaille pas dans un poste haut placé, mon look vous rebute et…
Elle là elle me coupe
« Qu’est-ce qui vous fait dire que je nous apprécie pas ?
Là j’avais la bouche si grande ouverte que un escadron de mouche aurait pu sortir prendre leur envol !
Je dois vous laisser, je téléphone sonne…
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