Abordons aujourd’hui un nouveau sujet très prisé du couple, source de chamailleries, de disputes ou au contraire d’amour et de tendresse : la belle-mère ! Vous entendrez peut-être par la que le beau-père est un ange puisque je n’en fais pas allusion, mais si au contraire, il y a de quoi parler sur lui aussi, mais pour une autre fois.

Sauf cas rare de la perte précoce de la belle-mère (je vois déjà les sourires de certaines qui ne rêvent que de cela), la plupart des couples doivent faire face à ce fléau. Pour ma part, je n’embête pas ma petite femme, j’ai hélas perdu ma moman trop tôt à mon goût. Et sur ma belle-mère je pourrais soit écrire une pentalogie dessus, soit un de ces soir me tirer avec les valises, selon le cas. Mais bon, j’aime trop ma femme pour passer à la seconde solution, et je n’ai guère le temps d’écrire ses exploits parfois à noter sur le Guiness des Records. Donc je fais avec et je l’apprécie comme elle est dans ces bons moments, et je fais avec dans les mauvais.

En résumant bien, on peut facilement distinguer 4 types de belle-mère :
- La « je suis une perle rare »,
- La « je gère la vie de mon enfant tout le temps »,
- La « je suis complètement dépendante de mon enfant »,
- La « je vie ma vie à moi toute seule ».

Il en existe forcément plein d’autres, mais limitons-nous au grands cas qui méritent d’être noter.
Les descriptions suivantes sont caricaturées, grossies, démesurées mais gardent en leur sein une grande part de vérité, puisque je me source des belles-mères de mon entourage.


I. La « je suis une perle rare »

La belle mère idéale et sûrement très rare.

Elle a toutes les qualités est presque zéro défaut sauf qu’elle ressemble à big-mama. En effet, le modèle top-model « Barbie 3G » pourrait tenter le gendre à des pensées scabreuses, la notation de belle-maman baisserait alors en flèche et elle changerait forcément de catégorie.

Elle est là lorsqu’il faut, aide lorsqu’on lui demande ou non, dans ce dernier cas son aide est appréciée tout de même car il se fait sans insistance et justement au moment où l’on en a besoin.

Elle est prévenante sans être envahissante. Elle sait gérer sa vie sans emmerder son monde (ou alors seulement son mari mais cela ne nous concerne pas).
Elle sait coudre pour faire les ourlets des pantalons de monsieur et les rideaux de madame.
S’y connaît en jardinage et donne de justes conseils sans refaire toute la déco du jardin durant le voyage de noces des amoureux.

Elle cuisine aussi bien que Piero (pour les Nordistes) et venir manger chez elle le samedi midi n’est jamais une corvée au contraire (sauf pour le régime de Madame).

C’est un mélange entre « une nounou d’enfer » et « la fée du logis » et vous pouvez partir 15 jours en vacances, elle s’occupera, en plus de son travail et ses 3 associations caritatives,  de votre marmot, de votre ménage et d’arroser les plantes vertes de madame.

OK ! OK ! J’arrête de dresser le portrait idéal de belle maman cela n’arrivera jamais sauf dans les Sims 2 ! Sigh !


II. La « je gère la vie de mon enfant tout le temps »,

C’est la maman pour qui son bébé d’amour est tout ce qu’elle a, et c’est pire si elle en a plusieurs et qu’elle n’en préfère qu’un. C’est son « petit chéri » qui aurait du rester à la maison jusqu’à ses 60 ans et faire toutes les courses pour elle sans oublier de tondre le gazon !

Elle hait la personne qui lui a volé son petit amour et lui fait bien savoir. D’ailleurs elle ne recherchera pas à la connaître et fera tout pour lui nuire. D’autant plus si cette personne lui a fait mauvaise impression dès le départ.
L’action s’en renforce encore plus si beau-papa (vous voyez je parle de lui quand même) et un mouton émasculé depuis belle-lurette (mais après lui avoir fait trois superbe bébé, surtout son fils chéri adoré). Celui-ci ne mouchera jamais lors d’échanges de piques acérées de sa femme sur la superbe belle-fille que son fils c’est trouvé.

Les clés de secours en main, ce genre de belle-mère n’hésitera pas à vaquer dans la maison de la génération suivante comme si c’était sa dépendance secondaire. De ranger comme elle l’entend juste pour énerver la voleuse d’enfant qu’est sa bru. De se servir dans le frigo sans le remplir ensuite et bien faire savoir qu’elle est passée durant leur absence. Le comble, supprimer tous les préservatifs et autres toys amoureux du couple et de les remplacer par des chapelets et babioles religieuses.

Le fils adoré sera coincé entre sa si belle femme, qui lui lance ultimatum sur ultimatum, et sa moman chérie qui, devant lui est un ange adoré. Si bien que parfois il prend les délires de sa femme comme des chimères et se rapproche de plus en plus, dans ce cas, de la rupture officielle qui fera terriblement plaisir à sa moman.

Les reproches de chacun des actes du couples se multiplieront à l’infini, retorse, intelligente, ce genre de belle-mère ne lâchera jamais le nonos que lorsqu’elle mangera le pissenlit !

Il ne reste que deux solutions pour parvenir à survivre, partir loin chacun de son côté, ou partir loin à deux. Plus la distance est grande, plus les intrusions seront rares. Et surtout, ne jamais redonner la clé de la maison à la belle-famille !

 

III. La «  je suis complètement dépendante de mon enfant »

Ce cas ressemble un peu à celui d’au-dessus car le stress engendré par la situation peut tout autant rendre malade le couple qui a hérité de ce problème. Le hic, c’est que si le couple fuit à l’autre bout du monde, il y a des chances pour que Belle-maman les suive ou fasse une bêtise.

Belle-maman a deux mains gauches. Située entre la blonde platine ou l’accro au prozac, elle ne sait pas se débrouiller toute seule, et veuve c’est encore pire. Elle restera plantée devant vous à vous regarder sans comprendre, lorsque vous aurez besoin de son aide les bras trop plein de choses à ranger, et que vous ne pouvez pas ouvrir la porte de la salle de bain en même temps.

Pas méchante, au contraire, plein de bonnes volontés, mais qui fondent comme neige au soleil dès que le moindre petit problème envahie sa vie privée. Elle ferait bien sa vie avec vous, mais d’un autre côté elle n’aurait pas la main mise sur la zappette le soir et surtout que le beau-fils refuse catégoriquement cette charge supplémentaire. Il espère d’ailleurs que sa femme déprimée ne sera pas comme sa belle-mère dans une trentaine d’années.

Elle répand son moral gris d’acier, enfin surtout gris, à tout son entourage et appellera toujours dans des moments où il ne faut pas, ses enfants et beaux-enfants pour venir en urgence régler un problème qui pourrait être résolu plus tardivement ou par elle-même.

Son manque de confiance en elle la pousse à agir de manière instinctive et maternelle. C’est à dire qu’elle recherchera de l’aide à tout moment dans son entourage le plus proche… ses enfants ! Le pire dans ce cas est d’être enfant unique !

A certains stades, on ne sait plus qui est l’enfant du parent tellement celui-ci doit s’occuper d’elle et la réconforter lors des appels téléphoniques hebdomadaire d’1h30, après l’avoir vu le midi pour manger avec. C’est comme un jeune couple qui veut toujours se voir mais sauf que là le mari comme la femme regardent haineusement le téléphone dès qu’il sonne et tente de trouver moultes excuses pour ne pas répondre avant l’autre.


IV. La « je vie ma vie à moi toute seule »

Femme indépendante, le travail a toujours passé avant toutes choses. D’ailleurs souvent le père s’accorde à cette complicité. Si ce n’est le travail, c’est SA vie qu’elle veut vivre. On se demande alors pourquoi les enfants font partis de sa vie puisque la nounou a plus compté pour eux que la femme se décrivant comme mère.

Elle apprendra la présence du bel-enfant que 3 ans après le mariage, pourtant, si, si, elle était invitée ! Cette indifférence se retrouvera alors sur sa descendance ou au contraire, nourrira une haine envers elle.

Les rares rencontres se feront soit en échange de propos coléreux, reprenant tous les points négatifs des 15 dernières années, ou dans le calme le plus total comme un simple dîner dans un restaurant, la facture finale en moins.

Elle n’aidera pas sa descendance quelque soit le sujet, pour elle chacun doit vivre sa vie et se faire ses propres expériences. Ce qui peut-être intéressant lors des premières découvertes sexuelles, car personne ne sera là pour engueuler l’adolescente boutonneuse qui rentre à 5 heures du matin après avoir passé pour la première fois le pas. Mais lors des coups durs, personne ne sera là pour consoler, conseiller, ou encore sévir.

Ce n’est pas qu’elle n’aime pas, mais son amour ne doit pas être visible ou tout simplement sa froideur et son indépendance l’empêche d’aller plus loin dans la relation mère / enfant que les autres ont.

 

 
Et vous comment est votre belle-maman ?
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