Je cours après le temps…
Par Valérie et Franck, Le 17/04/2008 à 13:03:14
Il y a peu, j’ai reçu un message d’un lecteur du blog qui se demandait pourquoi je n’écrivais plus aussi souvent qu’avant… j’allais lui répondre simplement « je n’ai pas le temps » mais réellement ai-je la main mise sur le temps ?
On court après, mais on ne le trouve jamais, on sait qu’il est là mais il ne se montre pas, et tout se temps perdu à le chercher, on ne fait rien durant. On tourne en rond et on se demande si on aura encore le temps pour faire ce pourquoi on attendait de faire. On regarde l’horloge qui nous rappelle gentiment qui n’est pas encore l’heure mais trop tard pour commencer l’autre chose.
« Ca me prendre trop de temps ! » s’exclame-t-on. Mais en fait, on rebute la chose, on la remet à plus tard, « cette tâche est fastidieuse » devrait-on plutôt penser. Car en fin de compte c’est ce que l’on pense de la tâche qui nous fait croire qu’on ne pourra pas la faire, on la reporte à plus tard, on l’enferme dans un « pas urgent » qui le devient le lendemain. Mais ce qu’on doit faire le lendemain n’est pas aussi urgent que ce que nous n’avons pas fait la veille ?
On se dit alors que ce n’est pas grave, « je le ferais en même temps que … ». Mais travailler de front sur deux projets prend plus de temps que d’en faire une à la fois. On passe de l’un à l’autre, on se reconditionne pour mieux comprendre, on cherche les infos d’une tâche qu’on place dans l’autre par étourderie. Le stress nous gagne car le temps imparti pour le travail à faire est presque terminé et on crie « Je n’ai pas le temps », « Le temps passe trop vite » ! Il faut savoir diviser les choses à faire, les répartir comme il se doit en fonction de leur importance, elles paraitront moins dures, moins rebutantes et au final, le travail sera fait, même s’il est morcelé par étape, et non de front à la dernière minute rendant un brouillon de choses bâclées et sans intérêt.
Le temps lui ne va plus vite ou moins vite qu’il ne le fait d’habitude. Les secondes, les minutes et les heures s’égrènent inlassablement à la même vitesse chaque jour. C’est notre vision de celui-ci qui diffère en fonction de notre inlassable aptitude à ne pouvoir le gérer comme il faut ou comme nous le souhaitons…
Enfin, je ne vais pas m’éterniser sur le sujet, j’ai d’autres choses à faire qui n’attendent pas …