Combien de fois nous avons entendus, nous, les hommes « Je ne suis pas qu’une paire de seins sur pattes ! », ou encore « Il n’y a que mon corps qui t’intéresse ! », « Soit un peu plus calins, il n’y a pas que le physique qui compte ! », etc.
Bref, nous harcelons nos femmes régulièrement, pour nous pas assez, et pour elle trop souvent. Car nous voudrions les tripoter et les caresser tout le temps comme elles le faisaient avec leur Barbie étant jeunes. C’est juste un bon retour des choses, non ?

Je vois déjà l’allusion « femme = Barbie ». Meuhhh non. Arrêter la cocotte minute deux secondes et lisez la suite.
Il faut donc être honnête, vos corps nous émoustillent les papilles des globes oculaires et nous finissons toujours pas y mettre les mains (quand ce n’est pas autre chose). On a toujours de bonnes excuses, une jupe trop courte, ou trop longue, un pantalon bien moulant, taille basse, corsaire, une paire de bas qui accroche notre regard. Un petit top qui en laisse trop voir au point de nous donner une crise cardiaque, ou au contraire quelque chose de si soft mais dont l’espace entre le second et le troisième bouton forme un petit creux, qui de profil nous laisse fugacement apercevoir un bout de dentelle ou à même la peau. Un parfum qui emplie la pièce et dont nous voudrions trouver la provenance (si si, on peut sentir avec les mains ! Voire la note tout en bas *), etc.
Force est de constater que quelque soit votre tenue, on y trouvera toujours quelque chose de sexy car l’amour qu’on porte à sa femme gomme tous les défauts qu’un autre pourrait voir. Ce qui est quand même charmant tout de même, mais bon cela vous ne le voyez pas, tout ce que vous constatez c’est que les mains baladeuses sont de retour dès que Madame est dans le champ de vision de Monsieur.
Vous avez donc établis quelques moyens plus ou moins efficaces pour être tranquille dès la venue de l’ours Prosper, qui a oublié son pain d’épice à la boulangerie avant de rentrer à la maison. Dommage, avec l’odeur des épices sur le pain moelleux et fondant au goût de miel, vous auriez peut-être craqué. Enfin (soupir), passons, nous n’arrivons pas toujours à associer certaines choses qui pourraient en faciliter d’autres.
Entrons dans le vif du sujet, comment Madame a appris à esquiver nos mains baladeuses ! Secrets parfois transmis de mère en fille dès qu’elle atteint l’âge d’être tripotée, en somme, égale à l’âge de la puberté. Heureusement Papa veille au grain et s’est généralement vers la majorité plus ou moins une poignée de mois que la damoiselle découvrira avec envie d’abord, le secret des caresses, et un poils d’années d’irritation (corporelle et mentale) plus tard, comment appliquer les préceptes de maman qu’elle a du recopier 2 000 fois pour ne pas les oublier.
Voici une petite mise en situation pour expliquer quelque peu les astuces que Madame peut trouver / inventer / recopier telle une bonne recette sur le Web pour laisser son corps vierge des marques de doigts (et souvent pas lavés) de son homme.
Excuse numéro 1 :
La porte claque, Monsieur vient de rentrer du taff (il ne sait pas fermer la porte d’entrer sans la claquer, il faut montrer qu’il est là). Madame le voit arriver sur ses gros sabots de satyre en rut.
Elle est en tenue de travail, n’ayant pas eu le temps de se changer, tailleur sans veste qui met en valeur ses formes ultra féminines à travers le tissu de haute-(solde)-couture. Il ne se demande d’ailleurs même pas une seconde si les collègues masculins de sa femme ne la matent pas à longueur de journée, il n’a qu’une pensée en tête, la frictionner vigoureusement parce que lui sait qu’elle a froid. Ce qui est sur vu qu’elle a déjà enlevé sa veste ! M’enfin, la logique des hommes est bien différente de celle des femmes.
Elle se précipite donc d’une manière gracieuse et naturelle sur la poubelle de la cuisine et lui donne lorsqu’il la rejoint avant même le « bisou / tripoteur » du soir.
« Tiens, sors ça avant d’oublier ! TU l’as déjà mise de côté vendredi dernier. TU m’as entendu râler toute la soirée. »
- La femme accentue l’erreur de la faute de l’homme
- Il n’aime pas l’entendre râler, donc il s’exécute et espère par ce geste montrer patte blanche
- Avec un peu de chance, il a oublié de la tripoter
- Il est prévenu, ce soir ce n’est pas une soirée facile
Excuse numéro 2 :
Une brouette de minutes plus tard, monsieur revient à la charge, il faut dire que le mignon petit tablier de cuisine placée avec délicatesse sur le chemisier de madame met harmonieusement sa croupe en valeur. Hop, hop, plus rapide que Scoubidou à avaler un biscuit, un oignon pré-épluché et le couteau apparaît devant elle avant que Monsieur n’ait pu faire son office : « Chéri, tu peux le terminer, ca me fait pleurer, et je vais avoir des yeux tout gonflés, mon rimmel va couler et je serais moche, etc. »
- Deux excuses en 1, vous lui refilez le bébé et c’est lui qui va pleurer.
- Il ne pensera pas à se laver les mains, et hors de question d’avoir des câlins avec les mains qui puent l’oignon !
- Il vous préfère maquillé qu’avoir le rimmel qui coule.
- Il se sacrifie, il vous trouve donc jolie, un point pour lui
Excuse numéro 3 :
L’heure du repas n’est pas assez loin pour qu’il ait pu se goinfrer de «Twix ». Monsieur met la table et content de lui, il ce dit qu’il pourrait avoir une petite récompense et recherche sa damoiselle pour lorgner son arrière-train. Un drôle de petit bruit fuse de l’arrière de sa gorge, bruit qu’il est le seul capable de faire, celui de l’homme excité près à fondre sur sa proie. Cela le trahit et hop, ni une ni deux, c’est la pause pipi pour la cuisinière.
« Je vais au petit coin, tu peux surveiller la sauce ? »
- Deux excuses en 1, un repos impromptu, un soulagement bien mérité
- Monsieur apprend à touiller la sauce et ronge son frein en silence, même s’il râle vous ne l’entendez pas.
Excuse numéro 4 :
Le couple mange tôt, le repas est servi, Monsieur rumine une seul chose, de voir sa femme devant lui et n’avoir pas encore pu la tripoter. Il ne comprend pas. Pourtant c’est par la semaine de visionnage de film de boules sur le net par manque de partenaires au lit… Il lance un timide regard vers Madame, non elle ne fait pas la gueule. Il hausse les épaules, sûrement son imagination.
Il félicite madame pour son succulent repas, espérant l’amadouer avec cela et se lève pour lui masser les épaules. Rhaaa, c’est gagné, elle ne dit rien (que c’est naïf un homme) ! Il tente de glisser sa main dans son cou lorsqu’elle s’écrit :
« Mais tu ne vois pas que je n’ais pas terminé de manger moi ? Je ne me goinfre pas, je goute au moins ! »
- Le ton est légèrement irritant, monsieur est un poil vexé mais au moins il est calmé
- Le massage n’était pas mal, mais ce n’était pas le moment
Excuse numéro 5 :
La fin du repas approche, une alarme raisonne dans l’esprit de Madame, il pourrait très bien lui faire le coup du dessert au lit. Ce n’est pas qu’elle ne veut pas, mais ce soir pas le temps ! Il y a une soirée de prévue dans une nouvelle boîte de nuit branchée et fortement conseillée à son travail. Et comme elle a eu 2 places gratos, elle ne va pas louper l’occasion de s’amuser un peu. Les soirées « série TV » Star Trek ou Petite Maison dans la Praire, c’est pas mal mais bon à la 11ème saison à la suite, ça gave un peu et on finit par mélanger les deux séries. Vous imaginez une Klingonne en jupette à fleurs descendre la verte prairie une ardoise à la main se gaufrant tous les deux mètres ?
Monsieur est inventif, il lui propose le dessert sur le canapé, enfin, faut dire qu’il faut faire moins d’effort que monter l’escalier. Elle le voit bien, il est tout rouge, il n’en peut plus. Là il faut être inventive, oh joie il a fait le cochon à table :
« Mais tu as vu ton pantalon ? Il y a une belle tâche là, sur ta jambe gauche ! Et le dernier propre n’est pas repassé, prépare vite la planche, tu as juste 10 minutes pour le repasser !
- En fait il a 30 minutes, il pourra en profiter pour faire 5 chemises en même temps, enfin s’il y arrive
- Comme il en va jamais dans l’armoire, il ne sait pas qu’il a 3 autres pantalons de propre, mais au moins le repassage sera fait
Excuse numéro 6 :
Madame à réussi à se mettre quelque chose entre « la jeunette pas encore trop vieille » et « la femme fatale ». Monsieur lui est plus que classique, il a fini par dénicher en râlant un jean propre et repassé, et un T-shirt noir avec en blanc écris dessus « Touches pas à ma meuf ! » dont il manque la première jambe du « m » ce qui fait « Touches pas à ma neuf »… Super pour la salle au néon noir, elle en a déjà honte d’avance.
Trop en retard, et oui 45 minutes (décalage maquillage oblige) sont passées. Malin, il lui propose de lui faire un petit bisou sur son doigt tout brulé du coup de fer loupé. Bon elle accepte, ça fini en bisous sur la bouche. Monsieur tente une dernière approche, elle lui montre l’horloge, il capitule.
- Toujours être en retard pour avoir l’excuse de l’horloge
- Un bisou ce n’est pas du tripotage, donc on accepte
Excuse numéro 7 :
Pas de bol il y a un gros bouchon sur la route, là c’est sur ils ne seront pas à l’heure pour l’ouverture.
Monsieur en profite, il a réussi à griller la vigilance de Madame et sa main est déjà posée sur sa cuisse galbée d’un collant hyper chic à motif dont elle préfère oublier le prix. Le contact de sa peau fraîche lui donne des frissons, mais il ne faut pas craquer. Gentiment elle lui remet la main sur le volant en lui rappelant que la route c’est devant : « Et puis avec ta chevalière tu pourrais me filer mes collants et je n’en ai pas de rechange, tu me vois à cette soirée avec un gros trou sur la cuise ? Et patati et patata
- Vous le noyez d’un flot continu de paroles sans aucun sens, de toutes manières il s’en fou, il n’écoute pas.
- Veillez au grain, votre vigilance baisse, il a réussi à vous caresser juste un peu !
Excuse numéro 8 :
Stressé par le connard qui lui a grillé la dernière place sur le parking, garé à 3 rues de là, et après 10 minutes de marches sous une petite bruine d’automne, le couple arrive enfin aux portes de la boîte. Madame se félicite, tout le monde se fait refouler, la salle est déjà comble, mais les deux billets magiques leur laissent libre passage.
Soudain la chaleur et l’ambiance les fouettent en plein visage, Monsieur matte sans vergogne la moitié des pseudos-pucelles présentes dans la salle, moitié habillé Britney Spears, moitié Lolita de chaînes musicales. Madame est furieuse, surtout vu son effort vestimentaire qui fait au moins tourner les yeux de la moitié des mâles de l’assemblé, qui ont au moins le double de l’âge de la dite moitié des filles à peine sortie du lycée présentes en mini-jupe raz la moule.
- Aucune excuse à trouver là, Monsieur est tellement dans son treap qu’il ignore totalement sa douce ou presque.
- Vous auriez du le calmer un peu avant, car pire sera la suite !
Excuse numéro 9 :
On ne compte plus le nombre de verres sur la table, heureusement Madame conduit au retour, car monsieur ronfle à moitié sur la banquette similicuir rouge/bordeaux. Elle est à moitié déçue, il est sûr qu’elle n’a jamais réceptionné autant de numéro de téléphone, de coups d’œil, de sifflements voire même quelques tentatives d’attouchements sur son fessier. Mais son homme lui, n’a pas tenté une seule fois de rendre jaloux tous ces autres gorille en montrant qui était le maître ici.
Elle le regarde tendrement et lui caresse la joue lorsqu’il se réveille à demi. Sans ménagement il tente de copier tous les autres couples planqués dans un box similaire aux autres, c'est-à-dire entrer dans la phase 3 de la relation de couple sans penser au lieu où ils se trouvent ni passer par les étapes 1 et 2, bisous et préliminaires !
La baffe vole, Madame et furieuse et ce n’est que par pitié qu’elle l’attend à l’entrée pour repartir à la maison.
- La baffe c’est presque l’étape ultime, mais attention à utiliser avec précaution, les conséquences peuvent être parfois très rancunières
- Monsieur est réveillé maintenant, ce qui est peut-être pire qu’à demi-endormi
Excuse numéro 10 :
C’est déjà presque le matin, après une engueulade monstre qui débuta en pleine rue, pour terminer sur le palier de l’appartement sous les aboiements du chien de la voisine.
Monsieur admet enfin qu’il a été un peu rustre et très en manque de calins, madame un trop hot, surtout son déhanché limite streap-tease sur la piste entouré d’une troupe d’homme inconnue jusqu’alors.
Il la reluque enfin et admet en effet qu’elle est bien plus belle que la moitié (correction « toute ») les femmes qu’il a vu là-bas.
Il tente une nouvelle approche, elle se crispe et lui dit qu’il est un peu trop tard pour cela.
- Les excuses c’est bien, mais il faut du temps à une femme pour cogiter.
- Les lendemains matins sont bien meilleurs réparateurs de crise conjugale que le soir à moitié bourré.
* Sentir :
(verbe transitif, intransitif et pronominal)
Percevoir, recevoir une impression par les sens.
Donc on peut très bien sentir le parfum par les mains, et toc !
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